« Migration de serveurs » rhyme avec « galère »

C’est la conclusion de ma semaine de migration : migrer des sites entre serveurs, c’est une vraie galère.

Tout d’abord, en fin de semaine dernière, lorsque j’ai commencé la migration de mon vieux serveur poussif, vers de nouveaux serveurs tout frais, je n’aurais jamais pensé que cela soit aussi long et compliqué. Il faut dire que je n’ai pas choisi la facilité, puisque j’ai opté de migrer depuis un serveur dédié fonctionnant sur une distribution Linux Gentoo prête à l’emploi que je maîtrisais relativement bien vers :

  • une distribution Linux Debian 4.0 Etch faite main et sur mesure que — manifestement — je ne maîtrisais pas encore pleinement ;
  • des RPS d’OVH, à savoir des serveurs sans disque dur, l’espace disque étant remplacé par un SAN, et malgré la mise en production du service depuis près d’un mois, des plantages et modifications du SAN n’aident pas à identifier les problèmes : le serveur ne fonctionne pas à cause d’une mauvaise manipulation de ma part ou d’une modification des paramètres du SAN par l’hébergeur ?
  • une Dedibox XL de Dedibox, à savoir une offre à peine lancée, manifestement pas encore au point, puisque j’ai vu mon serveur perdre son ping sous mes yeux, et j’ai dû attendre une douzaine d’heures la réponse du support technique qui m’invite à me connecter en mode rescue (qui a fini par bien vouloir de moi) ce qui m’a permis de constater que… le serveur a été mystérieusement réinstallé (oui, tout effacé), le tout avec une distribution Linux encore en cours de développement (c’est vous dire que ce n’est pas moi l’ai mise là !)… de son côté, un ami m’annonce que sa Dedibox XL, à peine livrée, est en panne, les techniciens remplaçant sa mémoire défectueuse ;
  • un VPS chez Gandi, à savoir une solution de serveur privé virtuel en version beta… mais — à mon grand étonnement — c’est aussi mon nouveau serveur le plus stable et celui qui m’aura posé le moins de soucis !

Ceci étant, avec cette migration (douleureuse), j’ai appris de nouvelles choses, telles que :

  • la patience : il faut attendre un bon mois entre la mise en production d’une nouvelle gamme de serveurs et leur utilisation en situation de production effective, notamment pour laisser soin aux premiers clients d’essuyer les plâtres d’une montée en charge rapide au moment du lancement ;
  • la persévérance : à force de se documenter, de chercher, on finit par trouver, comprendre et mettre en application, c’est juste une question de temps (et c’est sans doute le facteur le plus stressant) ;
  • l’humilité : je sais que je ne sais rien, et si j’ai appris plus sur l’administration des serveurs Linux en une semaine qu’en une année d’administration d’un serveur pantouflard, il me reste encore énormément à apprendre dans ce domaine.

Maintenant, à côté de la galère, j’ai tout de même noté que :

  • gérer soi-même ses serveurs de noms de domaine (DNS) primaire et secondaire a l’avantage de contrôler la propagation de manière optimale, mais l’inconvénient d’assurer une connectivité optimale jour et nuit ;
  • gérer plusieurs serveurs hébergeant chacun des sites distincts permet de ne pas voir l’ensemble des sites tomber en cas de panne, mauvaise manipulation ou autre défaut de fonctionnement du serveur, car les défauts ne touchent en général qu’un seul serveur à la fois, par conséquent une partie des sites seulement ;
  • gérer les sites des clients sur un espace mutualisé ou infogéré par un tiers capable d’assurer un suivi 24/24 et 7/7 est la bonne voie à poursuivre à l’avenir.

Cela vous arrive, à vous, de migrer des serveurs web ? Cela se passe toujours aussi mal, ou bien votre expérience a-t-elle connu plus de réussite ?

Comments

  1. C’était donc ça, je me demandais justement si l’araignée n’était pas tombée de son plafond car je n’arrivais pas à accéder au blog. Mais comme tu parlais de nouveau serveur je pensais justement à un plantage à ce niveau.

    Autrement petit détail, j’ai l’impression que tu changes la couleur des champs de saisie du formulaire des commentaires en mouseover. Cela fait bizare d’avoir un champ texte en gris alors que l’on écrit dedans (je ne sais pas si je suis bien clair). Je pense que gérer le changement de focus serait mieux.

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