Unboxing de l’imprimante 3D Zortrax M200 v4

Cela faisait un an que je suivais l’actualité de l’impression 3D. Plusieurs de mes amis ont goûté à la mode du maker. L’un d’entre eux crée des machines sur mesure produites en petite série. Un autre exploite sa fibre artistique pour donner vie à des sculptures jusque-là uniquement virtuelles. Pour moi, c’est la découverte par la pratique, en début d’année, des objets connectés, qui m’a fortement poussée à m’intéresser à l’impression. Programmeur par passion dès le plus jeune âge, j’ai toujours été contraint par le matériel existant. La découverte de l’Arduino (et du Teensy), puis du Raspberry Pi, ont fait naître divers projets informatiques personnels réclamant des supports matériels sur mesure. Or, l’impression 3D est un moyen de les mettre en pratique. Bref. Prétextant ma toute récente quarantaine, j’ai investi dans l’une des imprimantes les plus en vogue auprès des connaisseurs : une Zortrax M200 (version 4 ou v4). Voici mes premières impressions.

Cartons de livraison de l'imprimante 3D Zortrax M200

Cartons de l’imprimante 3D Zortrax M200 (bas) et de ses panneaux latéraux optionnels (haut)

La Zortrax M200 se présente tout d’abord dans un carton de taille moyenne d’une vingtaine de kilogrammes. Des poignées en plastique permettent une manipulation relativement aisée tout en empêchant le carton de s’abîmer.

L'imprimante 3D apparaît au fond de son carton, dans son emballage plastique

L’imprimante 3D est soigneusement emballée et protégée, résistant sans mal au transport

À l’intérieur du carton, l’imprimante est très convenablement protégée. D’une part, par une seconde couche de carton. D’autre part, par un rembourrage de type polystyrène. Enfin, par un film plastique.

Guides de déballage et d'installation de l'imprimante sous forme d'un carton dépliable

Guide de déballage et d’installation

Sortir l’engin ne pose pas de problème particulier, même s’il faut faire attention à la prise. En effet, il faut à tout prix éviter d’abîmer le mécanisme d’impression. Il s’agit d’un matériel fragile et de précision. Un carton le rappelle, suggérant une prise en main ne risquant pas d’abîmer l’engin.

Imprimante 3D Zortrax M200 déballée, protections internes encore laissées en place

Déballée, l’imprimante réclame encore quelques manipulations pour être prête à l’emploi

En plus de l’imprimante, du câble d’alimentation, du plateau chauffant et d’une bobine de filament propriétaire Z-ABS blanc, le carton contient une liste des pièces incluses, un dépliant d’aide au déballage et d’installation, une documentation cartonnée du plus bel effet, tous en anglais, ainsi qu’un épais livret multilingue faisant office de contrat de garantie.

Kit de démarrage et plateau chauffant de l'imprimante Zortrax M200

Kit de démarrage et plateau chauffant

J’allais oublier ! Le carton contient aussi un kit de démarrage comprenant des gants anti-dérapants, un cutter classique, un cutter de précision, une pince coupante, un jeu de clés Allen, ainsi que de quoi nettoyer l’extrudeur. Enfin, le kit contient une carte SD et un lecteur de carte SD au format USB. En effet, c’est par clé USB que les fichiers d’impression sont transférés depuis l’ordinateur vers l’imprimante. Aucun câble de connexion ou réseau sans fil ne reliant les deux.

Deux ensembles de câbles relient le plateau chauffant à l'imprimante

Connectique du plateau chauffant de la Zortrax M200

L’installation du plateau chauffant fait découvrir l’étonnante connectique de celui-ci. En effet, celle-ci se trouve au fin fond de l’imprimante, et, une fois les panneaux latéraux (optionnels) installés, seules les ouvertures en façade et sur le dessus permettent d’y accéder de manière très inconfortable. Les câbles étant trop courts pour réaliser la manipulation hors imprimante, la manipulation est juste pénible. Or, il s’agit de sortir et rentrer le plateau après chaque impression, le décollage de la pièce imprimée du plateau d’impression se faisant hors imprimante. Un défaut de conception gênant.

Le plateau chauffant est installé à l'intérieur de l'imprimante Zortrax M200

Plateau chauffant installé dans l’imprimante

La notice est à l’image du constructeur : avare en renseignements pratiques. Le néophyte que je suis ne s’est pas senti très à l’aise face à ce manque d’informations exhaustives. Néanmoins, on y arrive. Même remarque pour le kit de panneaux d’isolement, où la notice d’installation peut laisser croire que trois pièces s’installent définitivement, alors qu’il ne s’agit que de guides destinés uniquement à la pose d’autres éléments. Passons sous silence des schémas obsolètes (ne correspondant pas au modèle 4 livré) et les coquilles sur les pseudo-captures d’écran de l’appareil. Rien de bloquant, ni mettant en péril le matériel ou son utilisateur. Juste… déroutant.

Instructions de calibrage du plateau

Menu de calibrage particulièrement frustrant lorsque celui-ci ne se fait pas convenablement malgré des heures de tentatives

Pour finir l’installation de l’imprimante elle-même, il faut encore installer le filament fourni, ainsi que calibrer le plateau. Ici, ce fut un cauchemar, pour moi. Malgré une douzaine d’heures d’essais intensifs, je n’ai pas réussi cette étape de calibrage. Ce n’est alors que j’ai vérifié le plateau, pas parfaitement plat. Même si le site de support du constructeur ne prévoit pas cette procédure pour le plateau chauffant de seconde génération (plateau chauffant épais), il est possible de le redresser en faisant bien attention à ne pas forcer pour ne pas l’abîmer. Cependant, même non parfaitement calibrée, l’imprimante imprime convenablement. Le calibrage n’en reste pas moins utile pour une impression optimale.

Imprimante Zortrax M200 prête à imprimer

Imprimante prête à imprimer

Une fois l’imprimante installée, il faut encore télécharger le logiciel d’impression, Z-SuiteZ-Suite est un outil ayant deux fonctions. D’une part, la préparation des fichiers d’impression aux caractéristiques de l’imprimante et du filament, ainsi que des préférences d’impression. D’autre part, l’accès à la bibliothèque des modèles fournis par les autres utilisateurs d’imprimantes Zortrax. Le principal objet de l’outil reste l’import de modèles et l’enregistrement du fichier de commandes à transmettre à l’imprimante sur carte SD. Les standards de fait de l’industrie 3D sont gérés, à savoir les formats de fichiers STL, OBJ et DXF.

Capture d'écran du logiciel Z-Suite de Zortrax

Logiciel Z-Suite de Zortrax

En revanche, aucun logiciel de modélisation n’est fourni. C’est à l’utilisateur d’opter pour le sien. Heureusement, l’offre de logiciels de modélisation ou de conception assistée par ordinateur (CAO) est importante, qu’ils soient open source (Blender, FreeCAD…), gratuits (SketchUp MakeAutodesk 123D Design…), semi-professionnels (Autodesk Fusion 360, CorelCAD…) ou professionnels (AutoCAD, CATIA, Solidworks…), pour n’en citer qu’une poignée.

Capture d'écran de l'outil de CAO Autodesk Fusion 360

Autodesk Fusion 360 est un outil de conception assistée par ordinateur (CAO) semi-professionnel

Et l’impression 3D, alors ? Eh bien, ce billet se limitant surtout aux premières impressions liées au « unboxing », je vous propose de lire la suite de mes aventures en impression 3D dans un prochain article, ou encore de les suivre en temps-réel sur mon compte Twitter !

Quant à vous, vous êtes-vous essayés à l’impression 3D ? Le cas échéant, avez-vous envie de franchir le pas ? Quels sont les imprimantes que vous recommandez ou qui vous font rêver ? Pour quels usages ? Répondez dans les commentaires !

Comments

  1. Ça fait plus d’un an que je n’ai pas vu une imprimante 3D, et alors j’en avais vu deux, pas dans le commerce, chacune fabriquée par son utilisateur, chacun étant pluss qu’un petit bricoleur. d:-)

  2. @Cristophe : L’imprimerie 3D se démocratise, mais reste encore l’affaire de spécialistes. Ce n’est que depuis un an que l’on voit débarquer des imprimantes 3D dans les (certaines !) grandes surfaces et les magasins d’électroménager grand public. Pour le moment, c’est un gadget encore trop onéreux, réservé à des makers passionnés et des professionnels désireux d’intégrer cette technologie dans leur méthodologie de conception, la réalisation de prototypes ou de (très) petites séries. Nul doute, cependant, que le marché va croître et que l’on verra, vers 2020, une pénétration plus importante de ce genre de périphériques dans nos maisons.

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