Des limites du filtre anti-spam de Google Apps pour votre Domaine

Poubelle

La lutte contre le spam par email est une tâche particulièrement difficile au point que, en tant que professionnel du web, j’ai décidé de ne pas m’y plonger, compte tenu de la taille des vagues de spam, et de la difficulté de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. Je délègue la gestion de mon courrier électronique professionnel à Google Apps pour votre Domaine, avec les qualités et les défauts que cela comporte.

Des qualités, elles sont nombreuses ! A commencer par l’absence de la maintenance d’un filtre anti-spam ou anti-virus spécifique aux emails, d’autant que les outils de filtrage de Google Apps sont plutôt efficaces, allant jusqu’à exploiter des technologies de reconnaissance de caractères issues du programme de Google de numérisation de livres pour déceler cette nouvelle forme de spam qui se développe depuis les années 2005-2007 environ. L’anti-virus intégré au webmail de Google vérifie non seulement les pièces jointes à la réception, mais aussi lors des accès consécutifs, de sorte que des virus inconnus à la réception peuvent potentiellement être décelés après coup, limitant ainsi leur propagation. Ces qualités-là, ainsi que de nombreuses autres, me plaisent beaucoup !

Mais pour autant, Google sait-il identifier le spam ? Régulièrement, je constate des erreurs de livraison des emails générés par des outils automatiques et tout à fait sollicités par mes soins. Certains d’entre eux sont refusés à l’expéditeur, sans même apparaître dans le dossier de courriers indésirables. Bref, savoir si Google sait réellement identifier le spam est une interrogation que je me pose de plus en plus.

Aujourd’hui, par exemple, j’ai tenté de de m’abonner aux alertes d’actualités du service Google Actualités sur mon compte mail géré par Google Apps. Surprise ? L’email de confirmation est bel et bien arrivé, mais… classé par défaut dans les courriers indésirables. Doit-on en déduire que pour Google Apps, Google Actualités est un spammeur ?

Hum… Quelque chose me dit qu’il s’agit d’un faux positif, et même du plus étonnants des faux positifs que j’ai pu voir jusqu’ici dans Google Apps !

Comments

  1. Martin La Blonde says:

    C’est clair que Gmail fait quelques erreurs dans ses filtrages c’est pourquoi, en ce qui me concerne, je vérifie régulièrement les mails qui sont mis dans la boîte SPAM par Gmail.

  2. personelement , je suis extremement satisfait des filtres antispam de google et c’est la meilleure solution qui m’ait été donné de voir !

  3. Je trouve d’ailleurs dommage que Google ne laisse pas l’option de faire une règle qui, si l’email reçu est classé en SPAM, envoie une réponse automatique à l’expediteur pour le lui dire… au moins, si c’est vraiment un « faux-positif », l’expediteur est au courant et peu tenter de prévenir le destinataire par d’autres moyens!

  4. @La Blonde : Quelle que soit la technologie de filtrage utilisée, il faut effectivement systématiquement vérifier les emails reçus dans la boîte de filtrage de spam. Cependant, parfois, GMail / Google Apps refuse les emails dès la connexion du serveur distant. Du moins, c’est la seule explication que j’aie pu trouver pour comprendre les erreurs de livraison de certains mails automatisés non acheminés…

    @fabien : GMail et Google Apps se débrouillent plutôt bien dans le filtrage du spam et du phishing. Cependant, ils ne sont pas infaillibles. D’ailleurs, il faudrait que je me penche sur ce sujet, un jour prochain, car il y a eu pas mal d’articles comparatifs sur la qualité des filtres anti-spam des divers services webmails gratuits en ligne.

    @Julien : Les spammeurs utilisent des expéditeurs falsifiés, on ne peut pas prévenir le spammeur véritable de l’erreur d’acheminement. En revanche, et le cas se pose de plus en plus avec les services de redirection des mails qui redirigent aussi le spam reçu (et pour éviter de ne pas rediriger des messages légitimes à tort classés comme spam et refusés) : ils se font bannir pour spam. Dans ce cas, souvent, selon l’administrateur responsable, soit le serveur qui reçoit le spam prétend que le compte destinataire n’existe pas, soit il retourne un message d’erreur où il avertit le serveur qui tente d’expédier vers lui un message qu’il refuse ses connexions pour dépassement de quota de spam.

    Bref, la gestion du courrier électronique est particulièrement complexe de nos jours.

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